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L'Union européenne lance une vaste offensive pour protéger les enfants sur les réseaux sociaux. Mais en faisant porter un poids énorme aux parents

Le «KIDS Act» présenté jeudi par Bruxelles mise sur une régulation graduelle dès 13 ans. Les parents deviennent administrateurs des comptes de leurs adolescents, tandis que le défilement infini et les notifications intempestives sont bannis

Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie. EPA/OLIVIER MATTHYS — © OLIVIER MATTHYS / keystone-sda.ch
Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie. EPA/OLIVIER MATTHYS — © OLIVIER MATTHYS / keystone-sda.ch
Anouch Seydtaghia
Anouch Seydtaghia

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Il y eut l'Australie, la Californie, le Royaume-Uni, l'Indonésie ou encore la France. Un peu partout sur la planète, des mesures pour protéger les jeunes des réseaux sociaux sont mises en œuvre ou discutées. Depuis ce jeudi, un nouvel acteur de poids a dévoilé son plan pour réguler ces plateformes numériques: l'Union européenne (UE). Bruxelles a présenté une régulation graduelle, destinée aux jeunes dès 13 ans. Les mesures imposent aussi des changements de pratiques à TikTok, YouTube ou Instagram, mais donnent également davantage de responsabilités aux parents.

L'un des points majeurs de ce KIDS Act, comme l'appelle la Commission européenne, c'est qu'il n'y a pas de bannissement général selon l'âge, comme le fait l'Australie pour les moins de 16 ans, ou veut le faire la France pour les moins de 15 ans. A la place, l'UE veut introduire des règles graduelles.